• Carine

MES LECTURES DE JANVIER (2018)

Mis à jour : 4 févr. 2019


Le titre peut paraître un peu racoleur, voir rébarbatif pour certains, mais il serait dommage de se laisser rebuter et de passer à côté de certains enseignements très intéressants que propose le livre de Napoléon Hill.Voyons cela de plus près.


La philosophie première de l’auteur pourrait se résumer par le fameux adage « Quand on veut, on peut » car l’idée qu’il développe est que « toute réussite part d’un désir ardent, nourri par une volonté de fer et une persévérance à toute épreuve ». La base est posée: abandonner, se laisser décourager par les obstacles, ne pas persévérer mènent à l’échec et dans la vie « on a rien sans rien ».

Nous avons tous des rêves, des désirs, des objectifs que nous n’osons pas réaliser parce que l’on pense que « c’est impossible », « irréalisable », « trop difficile ».Et c’est en ça que les préceptes de Napoléon Hill sont intéressants.


Sa philosophie ne promet pas de pouvoir faire plier la volonté d’autrui, ou de rendre possible ce qui est matériellement ne l’est pas. Non, le message qu’il fait passer, c’est que

la seule chose que nous contrôlons, c’est notre pensée.

Et notre pensée, ce sont nos croyances (limitantes ou émancipatrices), nos peurs, notre volonté, nos envies, nos doutes, notre (manque de) confiance en nous…

Et ces pensées, si nous ne les contrôlons pas, ce sont elles qui nous contrôlent. Pour lui, la raison principale de l’échec, c’est le manque d’action, né d’un manque de désir et de volonté d’atteindre notre objectif. Si nous ne façonnons pas nos pensées de manière positive, autour du désir, de la foi (dans la réalisation de nos ambitions), de la confiance en soi et de la persévérance, alors nous serons coincés avec les pensées par défaut reçues d'influences extérieures.


La solution que propose Napoleon Hill afin de contrôler nos pensée est l’AUTOSUGGESTION. A la manière Hal Elrod dans son Miracle Morning, il préconise de se répéter que nous avons confiance en nous-même, que notre désir va se réaliser, que c’est possible afin que notre subconscient finisse par y croire.

Ces exercices d’autosuggestion ou d’affirmations positives permettent de cultiver la pensée positive, la confiance, la volonté et la foi (en la réussite de nos projets).


L’auteur nous parle également de la puissance de nos peurs qui peuvent être un réel frein à la pensée positive et à la réussite.

Parmi ces peurs, celle de la critique, qu’il développe au fil d’un chapitre entier, me parait très intéressante dans l’approche « développement personnel » que l’on peut vouloir retirer de ce livre car elle s’applique bien au delà de la réussite professionnelle ou financière qui semblent être un pré-requis dans ces ouvrages issus de la culture américaine. Napoleon Hill met clairement en avant que si l’on se laisse guider par le qu’en dira-t-on ou l’opinion d’autrui on se retrouve à mener une vie qui correspond aux standards d’un autre au lieu de tracer sa propre route.

Ainsi, il suggère qu’un esprit fort est imperméable aux influences négatives de l’entourage, la société, les média, etc.

Attention, il parle bien d’être imperméable aux opinions, et non aux conseils, suggestions ou enseignements que peuvent nous apporter les autres.


Certes, la différence culturelle et la vision plus individualiste et libertaire cultivées Outre-atlantique peuvent parfois choquer. Elles sont les défauts de beaucoup de ces livres écrits par des auteurs américains qui blâment le pauvre et celui qui manque d’ambition et place la réussite financière comme une obligation sur la route du bonheur personnel. Ils semblent oublier que si les chefs d'entreprise qui ont eu de brillantes idées apportent beaucoup, une société ne peut pas fonctionner si tout le monde est chef d’entreprise. Nous avons aussi besoin de métier qui apportent au collectif (soigants, enseignants, ….)

Il ne relève pas que le succès peut avoir, en outre, de nombreuses définitions et l’épanouissement personnel ne passe pas forcément par une position de dirigeant d’entreprise fortuné.


Toutefois, « Réfléchissez et devenez riches », propose de pistes d’introspection sur nos blocages, permet de trouver la motivation et nous donne des outils pour prendre confiance et transformer la pensée, et la parole, en action.

L’idée de départ du livre de Thomas d’Asembourg est que

la « non-écoute » de soi-même mène forcément, à un moment donné, à la « non-écoute » de l’autre

et que nous avons tout intérêt à être « vrai » pour avoir de meilleures relations sociales.


L'apprentissage des émotions ne se fait pas à l’école et pas forcément au coeur de la cellule familiale. Nous n’apprenons pas à exprimer nos sentiments, nos besoins, nos envies, non, nous apprenons à être polis, politiquement correct, complaisants, à jouer un rôle en dissimulant ce qui se passe réellement en nous pour acheter la reconnaissance, l’intégration ou un confort apparent. Nous apprenons à nous éloigner de nous-même pour être d’abord avec les autres.


Et c’est cet éloignement de nous-même qui est un déclencheur de la violence quotidienne. La non-écoute de soi mène tôt ou tard à la non-écoute de l'autre, le non-respect de soi mène tôt ou tard au non-respect de l’autre. « Cessez d’être gentil, soyez vrai » met l’accent sur l’urgence à être davantage conscient sur notre manière de penser et d’agir pour rectifier radicalement notre manière de communiquer. Il s'agit de reconnaître nos besoins et d'en prendre soin nous-même plutôt que de nous plaindre et de rejeter la faute sur les autres.


L’auteur illustre son propos par des exemples percutants qui montrent de quelle manière notre façon de communiquer impacte notre vie quotidienne. Nos tendances à ignorer ou à méconnaitre nos propres besoins et à les exprimer clairement nous incite à nous faire violence et à reporter cette violence sur les autres. Il est temps de se réveiller de notre inconscience.


Je trouve le constat de Thomas d’Asembour très intéressant. Ses pistes de travail sur soi pour mieux communiquer me paraissent pouvoir effectivement apporter un réel plus dans nos rapports aux autres. En cela j’ai beaucoup aimé ce livre et je m’emploie depuis à mieux exprimer mes besoins et tenter de mieux comprendre ceux de mon interlocuteur pour établir une relation plus « vraie », sans faux-paraitre, ni frustration de part et d’autre et je dois reconnaitre que c’est très enrichissant.


Toutefois il me semble que cette méthode a ses limites: la communication non violente, certes, est très utile quand celui d'en face veut également communiquer. Et ce n’est, hélas, pas toujours le cas. Certaines personnes restent arcboutées sur leur fonctionnement de domination ou de protection et la porte reste fermée….ainsi que la communication.Cependant cette invitation à désamorcer la mécanique de la violence, là où elle s'enclenche toujours : dans la conscience et le coeur de chacun de nous, nous amène à réfléchir sur nos modes de fonctionnement et permet une introspection enrichissante.

A travers les différents chapitres de ce livre, Florence Servan Schreiber nous fait découvrir avec délice et bonne humeur les bienfaits de la psychologie positive et de quelle manière l’appliquer au quotidien.


Qu’est-ce que la psychologie positive ? (à ne pas confondre avec la pensée positive)


« C’est l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir ».

Après avoir longtemps cherché comment aider les gens en souffrance, la psychologie et les scientifiques se sont intéressés à l’étude des gens heureux, des personnes qui vont bien.

En effet, nous avons tendance à nous focaliser sur ce qui va mal et sur nos points faibles pour tenter d’améliorer notre vie ou penser qu’il faut tout changer pour aspirer à un monde meilleure. En cela, la psychologie positive est un pavé lancé dans la mare puisqu’elle nous suggère, au contraire, de concentrer notre énergie sur le positif et de nous focaliser sur nos qualités pour nous construire à travers elles.


Florence Servan Schreiber a étudié auprès de chercheurs mondialement reconnus, elle fonde donc son expérience sur des faits scientifiques et partage avec naturel et sans complexe la manière dont elle applique les préceptes de cette psychologie positive.


Partant du constat que notre bonheur ne dépend pas uniquement de facteurs génétiques ou des éléments extérieurs qui nous échappent mais que nous avons la maîtrise sur 40 % pour piloter notre bien être, c’est donc là que nous pouvons agir et que la psychologie positive peut intervenir.

L’auteure nous propose d’explorer plusieurs pistes.


La première d’entre elles est de revoir notre perception du bonheur.


Nous avons beaucoup trop tendance à associer cette notion à des objectifs précis : « je serais heureux quand…je serais mince, quand j’aurais fini mes études, quand j’aurais changé de travail, quand je serais riche… »

On s’attache trop à penser qu’il faut que tout aille au mieux pour être heureux et en cela nous niions notre capacité à rebondir, à nous adapter , à être déçu, à accepter des émotions négatives pour les assimiler et retrouver un état de bien-être.


Les problèmes ont l’importance qu’on leur donne.

En s’entrainant à voir le côté positif des choses, on créée de nouvelles connexions neuronales qui nous permettent, en un mois de pratique, à voir la vie de façon positive.

D’après l’auteur il est indispensable d’ : « Être amoureux de sa propre vie. En prendre soin, la chérir, l’honorer du meilleur de soi-même, en cultiver les qualités avec tendresse. Et ne pas convoiter celle du voisin. »


A réfléchir et penser ainsi, on favorise la perception des émotions positives, on s’ouvre alors à de nouvelles expériences.Pour cela, il est nécessaire d’accepter d’être faillible, vulnérable, incompétent,…


Etre imparfait ne signifie pas pour autant être mauvais, irresponsable mais c’est faire de son mieux en acceptant les erreurs possibles pour apprendre. Cela requiert une certaine dose de réalisme.


Le perfectionniste qui doit tout réussir du premier coup se heurte à la peur de l’échec qui est un frein considérable à toute évolution et produit plus d’insatisfaction que l’inverse.


Par des petits jeux et exercices simples, concrets, efficaces et validés par la Science , Florence Servan Schreiber nous propose d’inverser la spirale afin que notre côté obscure et notre côté lumineux vivent en parfaite complémentarité (car si elle prône une vision positive, elle ne nie pas que les choses ne sont pas toujours faciles et que nous ne sommes pas des bisounours).


Les 3 kifs sont un de ces exercices.

Partager avec d’autres (conjoints, enfants, famille, amis,…) , trois kifs vécus dans la journée amène de nombreux bienfaits : cela permet de restaurer des échanges qui ont tendances à se perdre, participe à mieux se connaître, détend et fait oublier les désagréments d’une journée, nous entraine à cultiver et à repérer les petits plaisirs et les moments de grâce de notre vie…

Il est tout à fait possible d’instaurer des rituels dans notre vie qui auront très vite un effet bénéfique.


Etre heureux demande de la détermination, de l’humilité, de l’innocence, de l’émerveillement, de l’enthousiasme, mais quelle récompense que d’être bien dans notre tête, de s’apprécier et d’apprécier ce qui nous entoure, de redonner de la valeur aux choses simples.


On ne parle pas ici de faire disparaitre les angoisses et les problèmes mais de les remettre à leur juste place pour que les choses agréables l’emportent.


Ce peut être de toutes petites choses : un sourire, un moment entre amis, une balade sur la plage, un ciel qui se colore pour un magnifique coucher de soleil, des nouvelles d’un proche, mais les considérer, en prendre conscience, échanger autour de ces moments simples et écouter les petits bonheurs de vos proches contribuent sans aucun doute à une spirale ascendante vers le bonheur.


Ce livre s’adresse à tout publique, les préceptes sont simples et les exercices proposés facile à mettre en place.


Partager nos 3 kifs est un rituel que j’aime beaucoup appliquer avec mon chéri. Cela nous amène des fous rire, des discussions plus sérieuses, des échanges d’opinion et surtout un vrai moment de bonheur ensemble.

Mes lectures de février (dont je vous parlerais début mars)

  • Mon programme Ikigail de Caroline de Surany

  • Big Al dévoile les secrets du parrainage de Tom Schreiter

  • Les 4 accords toltèques de Don Miguel Ruiz (lu il y a longtemps mais dont j’ai très envie de vous parler)


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